Il semblerait que, ces dernières années particulièrement, l'éxécutif "contrôle" le parlement. En effet, dans le contexte actuel, l'assemblée nationale semble être malmenée si, nous comparons la France à ses voisins européens. Les institutions de la Vème république _que je ne mets pas en cause ici_ ont certes une part de responsabilité mais, ce serait faire un mauvais procès à la constitution que de lui associer toutes les "crises"...
En effet, c'est sans doute plus l'utilisation voire la manipulation des institutions crées par le Général de Gaulle qui serait en cause.
La preuve? L'article 49-3 si décrié est réservé pour les procédures exceptionnelles, le congrès quant à lui n'est pas la voie à privilègier pour une réforme institutionnelle mais c'est le référendum... Ainsi et, de nos jours particulièrement, le parlement ne peut,
comme sous François premier être un simple lieu d'enregistrement des volontés royales mais un lieu où l'on légifère, de sa propre initiative ou d'un consentement entre la majorité parlementaire et le gouvernement.
Le président de la république, avant que son advesaire soit Jean Marie Le Pen, lorsque les sondages ne lui assuraient pas le triomphe, prit l'engagement de modifier le statut pénal du président afin que celui-ci puisse répondre devant la justice; les députés examineront, le 16 janvier, ce projet de loi constitutionnelle. Il est craint par une grande partie du groupe majoritaire tant pour des raisons de calendrier « beaucoup trop tard » disent les parlementaires (les députès ne fixent pas le calendrier mais, c'est le gouverment et ici, sans doute sous l'égide du chef de l'Etat) que, pour des motifs de fond ( c'est pour cela que ce nouveau statut sera appliquable pour le prochain président...promesse honorée). Jean- Louis Debré et Bernard Accoyer ne cachent d'ailleurs pas leur perplexité sur les véritables raisons qui ont conduit Jacques Chirac à faire inscrire ce texte en fin de quinquennat.