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Rentrée politique 2007/2008

Rentrée politique 2007/2008
« Mais que de choses changent en peu de temps » constatait avec mélancolie Victor Hugo, je ne le cite pas pour blâmer Napoléon III que l'on apparente volontiers au président de la république (mis à part Sedan, ses résultats furent prodigieux, belle comparaison). Passons,
Nous sommes à la rentrée 2007-2008, la politique française a changée. Monsieur Bayrou, dans sa grande arrogance le 22 avril lançait « Rien ne sera plus comme avant, il faudra compter sur le centre, troisième force indépendante ». Si les choses ont changé, ce n'est pas avec la schizophrénie de ce conservateur mais, par Nicolas Sarkozy. La rupture opère...
Mais, bercés par nos bons soins de l'été, et notre très royal (non je ne reparle pas d'elle!) Etat de Grâce, envoûtés par cette modernité qui a tant sublimé la politique française, que les partis et la république, nous, ne devons en aucun feindre d'ignorer les problèmes de fond de la société et de l'économie française. La providence du chef de l'Etat existe t'elle dans un monde multipolaire et où le pouvoir politique n'a pas toujours sa primauté sur l'économie...
Après que la majorité UMP, sous l'égide du premier ministre Dominique de Villepin ait obtenu des résultats particulièrement satisfaisants dans le domaine économique et social, nous devons aujourd'hui péréniser ces résultats et aller encore plus loin, en otant tous les obstacles à la croissance et au plein emploi (l'idée de croissance sociale promue par D2V est peut être à méditer).
Le président de la république semble en tout cas déterminer à mener cette politique, son don d'ubiquité, assumé avec humilité, permettrait sans doute d'associer davantage gouvernement, parlement et corps social à cette rupture économique...
Aussi, et pour en terminer avec la politique intérieure, Ségolène Royal dénonce « l'immobilisme » du gouvernement (il est vrai que Sarkozy n'est pas au gouvernement...). Je crains, que dans une certaine mesure, la volonté outrancière affichée par le chef de l'Etat qui consiste à éviter tout heurt avec les syndicats ne mette à mal la volonté de réforme de la majorité. La réforme de l'université, a par exemple était faite à minima, les syndicats et la gauche préférant toujours l'immobilisme à l'ambition et l'excellence. L'université française avait bien besoin d'une réforme en profondeur mais, de toute évidence, cette réforme là aurait conduit les jeunes de la LCR à bloquer les facs au moins deux mois...
Enfin, la politique étrangère a changé, l'Europe avance enfin et, le mini traité adopté sous l'égide de Nicolas Sarkozy, est moins contraignant que le premier, on a bien fait d'attendre un peu! A l'ouest, c'est encore mieux, les relations diplomatiques avec les Etats Unis se sont normalisés, ce qui laisse entrevoir de bonnes perspectives. « Les Etats Unis sont avec la Pologne la seule nation avec laquelle la France n'a jamais était en guerre » disait Nicolas Sarkozy.
Merci de m'avoir lu.

# Posté le dimanche 24 juin 2007 15:48
Modifié le jeudi 07 février 2008 16:03

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