Si le "troisième tour" de 2007 a été un grand succès pour la majorité présidentielle, les conclusions à tirer du quatrième tour sont à nuancer. L'UMP obtient certes la majorité absolue... moins large qu'en 2002 et surtout avec l'apport de nombreux députés élus dès le premier tour, où les projections donnaient une très _voire trop_ large majorité. Il est vrai que le fait que 50 députès de plus ou de moins n'a pas de répercussions politiques majeures au niveau national mais, il n'empêche que ces ballotages que l'on annonçait largement gagnant et qui ont été perdus auront des conséquences politiques locales. La Mairie de Paris? La victoire sera difficile à obtenir et, F.de Panafieu ne devra pas se contenter de traverser sa ville en courrant... Le PS s'implante aussi dans l'ouest et, même à l'est en Haute-Saône. Quant à Juppé, le fait de faire de l'éléction législative une condition sine qua non de légitimité ministérielle serait peut être un brin fantaisiste. Quel ministre gagnerait à Saint-Denis? Lequel pourrait perdre à Antibes?